Histoire en sanglots, mémoire réveillée

16 mars 2019

Le tragique incendie de Notre-Dame de Paris et l’émotion qu’il a suscitée nous révèlent la place de la cathédrale dans l’imaginaire national. L’attachement populaire à cet édifice qui n’est pas seulement symbolique pour la mémoire de la nation, il est aussi un trésor au cœur des catholiques d’Île-de-France et bien au-delà. Les réactions internationales, les témoignages d’amitié des représentants des autres religions et la quasi-unanimité du monde politique montrent combien le patrimoine chrétien, avec ses accents conjugués de beauté et de vérité, appartient bien aux racines de la France.

« Lorsque vient l’heure de la plus grande intensité — disait le Président de la République voilà exactement un an dans son discours au Collège des Bernardins —, lorsque l’épreuve commande de rassembler toutes les ressources qu’on a en soi au service de la France, la part du citoyen et la part du catholique brûlent, chez le croyant véritable, d’une même flamme » (Paris, 9 avril 2018).

La violence du feu, qui aujourd’hui détruit, ouvre le renouveau d’un feu qui ravive notre mémoire. Cette Semaine sainte est l’occasion pour les catholiques de reprendre conscience du rôle de service qui est le leur dans une société si souvent amnésique.

Nous saluons, enfin, le courage des pompiers. Nos prières accompagnent tout particulièrement l’un d’entre eux, ainsi que deux policiers, blessés dans l’opération.

Au nom  de l’Académie catholique de France :
Doyen Philippe Capelle-Dumont,
Président.

Photographie : Remi Mathis, Wikimedia commons.