Actualiser la pensée sociale de l’Église. Propositions

Paru aux éditions Parole et silence, Paris, 2018

Faisant suite à son ouvrage d’analyse sur La Doctrine sociale de l’Église face aux mutations de la société (2018), l’Académie catholique de France présente ici, au terme de plusieurs années de travaux et de réflexions, une série ordonnée de propositions sur les questions sociales les plus fondamentales et les plus urgentes de notre temps.

Réunies en huit chapitres distincts, ces propositions originales, parce qu’elles contestent la réduction de la pensée sociale de l’Église à une simple idéologie, sont autant d’appels à intégrer dans son champ, de manière critique, les problématiques nouvelles auxquelles notre monde est confronté, et à leur creuser, en conjuguant raison et foi, des sillons d’espérance réaliste.

La Doctrine sociale de l’Église face aux mutations de la société

Paru aux éditions Parole et silence, Paris, 2018

La doctrine sociale de l’Église éclaire d’une lumière qui ne change pas
les problèmes toujours nouveaux qui surgissent.

Benoît XVI.

Cet ouvrage met en lumière les problématiques émergentes, qui, demain, domineront le monde et que la Doctrine sociale devra prendre en compte : le déclin des corps intermédiaires traditionnels, la question théologico-politique, avec des démocraties « sans vérité régulatrice »,
et celle des droits de l’homme, face au relativisme et aux droits subjectifs. Les domaines socio-économiques constituent un autre champ d’émergence de ces nouvelles problématiques : dans l’entreprise et le travail, bouleversés par la mondialisation et le numérique, la financiarisation de l’économie, la focalisation sur le court terme, les mouvements migratoires renouvelés, alors que les frontières s’effacent, la crise écologique, pour laquelle la prise de conscience n’a pas mis fin aux débats.

À la lumière des principes de la doctrine sociale de l’Église, définis par le magistère, l’Académie se propose d’apporter sa contribution à la réflexion de l’Église universelle, pour discerner les problématiques nouvelles.

Avec les contributions de : Cardinal Peter Turkson – Mgr Marcello Sánchez Sorondo – P. Philippe Capelle-Dumont – Chantal Delsol – Emmanuel Gabellieri – P. Bernard Bourdin – P. Frédéric Louzeau – Jean-Pierre Machelon – Yvonne Flour – Michel Bon – P. Baudoin Roger – Pierre-Yves Gomez – Jacques Bichot – Pierre de Lauzun – Guido Hülsmann – Bernard Saugier – Fabien Revol – Gérard-François Dumont – Jean-Didier Lecaillon – Jean-Yves Naudet.

Dignité et vocation chrétienne du politique

Paru aux éditions Parole et silence, 2017

En novembre 2015, l’Observatoire Foi et Culture interrogeait le caractère irréversible du désenchantement du politique ; un an après, alors que les échéances électorales suscitent moins les projets que les ambitions, il semble que le constat demeure.
Les questions posées (économie mondialisée, éducation, écologie, mouvements de populations, recherches scientifiques et biomédecine, etc.) débordent les frontières des nations ; ne pouvant se traiter que sur le temps long, elles se heurtent au court-terme qui s’impose à celles et ceux qui briguent ou exercent un mandat électif. Cette tyrannie de l’immédiat, dont on accuse souvent les médias, ne masque-t-elle pas l’impuissance à proposer un grand dessein et l’inconscience des périls que peut créer l’issue des prochaines élections ?
Le christianisme s’inscrit depuis toujours dans des contextes très différents. Il a développé au service du bien commun une réflexion sur les sociétés, les cultures, le politique. La foi chrétienne place la personne et l’espérance au cœur de l’action politique et sociale.

L'homme augmenté conduit-il au transhumanisme?

Paru aux éditions Parole et silence, 2016

Le concept d’ « homme augmenté » est ancien : toute technologie peut en effet être vue comme une augmentation de l’homme. Mais « l’accélération exponentielle » de la technologie, l'apparition du domaine « NBIC » (nanotechnologies, biologie, informatique et sciences cognitives), ses progrès spectaculaires, sont à la fois fascinants et inquiétants. Le mouvement transhumaniste propose plus qu’une « simple » augmentation et amélioration des capacités de l’homme : il s’agit d’échapper à la nature et de construire une nouvelle humanité. Pour dépasser les limites du corps – sa faiblesse, sa mortalité – le transhumanisme explore les hypothèses de la création d’un nouveau corps, organique ou inorganique. 
Sommes-nous suffisamment clairvoyants pour nous améliorer nous-mêmes ? La vision transhumaniste est marquée par la performance mesurable et par l’individualisme. Ces critères simplistes de ce qui constitue l’humanité posent tout de suite des questions sur la dimension sociétale de cette évolution, ainsi que sur une conception du bonheur et de la réussite qui réduit l’homme à un automate. 
Il n’est pas facile de trouver les modalités qui peuvent permettre un encadrement normatif du progrès, alors que la science moderne est un processus « distribué » reposant de plus en plus sur un principe d’expérimentation et d’émergence. Cet ouvrage contribue à l’engagement des intellectuels dans le débat sur l’orientation éthique des recherches en vue d’augmenter les capacités des hommes.

Contributions  Philippe CAPELLE-DUMONT, Yves CASEAU, Marie-Jo THIEL, Jean-Pierre DUPUY, Jean-François MATTEI, Chantal DELSOL, Olivier ÉCHAPPÉ, Xavier LE PICHON, Thierry MAGNIN, Michel MORANGE.