Sur l’indisponibilité du corps humain

28 octobre 2018.

Ce travail porte sur la question de l’indisponibilité du corps humain, très peu reprise dans les états généraux de la bioéthique de 2018 en France. Certes la non-marchandisation du corps humain y est évoquée, mais l’expression « mon corps m’appartient » (sous-entendu « j’en fais ce que je veux ») est un leitmotiv majeur aujourd’hui. Le corps humain est alors souvent considéré comme « en pièces détachées », lesquelles peuvent être données, réparées, changées, voire « augmentées dans leurs fonctionnalités ». Cette posture de « propriétaire » a de nombreuses conséquences en bioéthique.

Il s’agit ici de réfléchir à l’indisponibilité du corps humain, au-delà de la non-marchandisation, à travers la question : « nos gènes nous appartiennent-ils ? » Cette question est essentielle au moment où de nouveaux outils de modification du génome humain deviennent disponibles, comme CRISPR, et où l’on cherche aujourd’hui à breveter le vivant.

Trois approches sont proposées dans cette réflexion, en complémentarité. L’approche scientifique permet de faire le point sur « notre héritage génétique », en termes de sciences de l’évolution et d’épigénétique. L’approche juridique retrace les étapes essentielles de la manière de considérer le corps humain en droit, reprenant à cette occasion la convention d’Oviedo, qui stipule qu’on ne peut introduire de modification dans le génome de la descendance. Enfin, l’approche philosophique permet d’approfondir le concept de corps humain pour déboucher sur des éléments clefs d’une « éthique du corps » au temps des modifications génétiques.

La fin de vie

19 juin 2012

La « fin de vie » est une question angulaire de la vie sociale. Son traitement doit être à la mesure de l’enjeu supérieur qu’elle constitue pour l’avenir de l’humanité. La réponse qui lui est apportée concerne la société tout entière et ses fondations premières ; elle doit être digne de la personne et digne de l’humanité universelle dont celle-ci participe.
Les débats récents et plusieurs annonces publiques montrent l’urgente nécessité d’une parole de sagesse, audible, sur la fin de la vie humaine. De nombreuses idées réductrices, maints travestissements des faits circulent fréquemment dans certains médias, suggérant que la manière la plus efficace de lutter contre la souffrance serait de causer délibérément la mort.

Homme et femme : condition sexuée et liberté

Déconstruction des stéréotypes du genre et altérité

25 novembre 2014

Conjugalité, famille, parentalité, filiation

10 janvier 2013

« La famille, fondée sur l’union plus ou moins durable, mais socialement approuvée,
de deux individus de sexes différents qui fondent un ménage, procréent et élèvent des enfants,
apparaît comme un phénomène pratiquement universel, présent dans toutes les sociétés »

C. Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté, 1948, p. 133.